Mobilisation

Montréal le 04 septembre 2022 – À compter de 6 h 30 ce matin, l’Équipe syndicale des employé-es du Vieux-Port de Montréal étaient déjà à pied d’œuvre au Vieux-Port afin de préparer des pancartes avec slogans syndicaux, des ballons soufflés à l’hélium ainsi que le nécessaire pour la distribution d’un document Questions et Réponses en lien avec la grève potentielle des personnes salariées syndiquées.

Deux (2) séries de ballons attachés à des pancartes syndicales ont été lâchées dans le Centre des sciences de Montréal dont une en plein début du film dans le Imax en présence du public qui assistait à la représentation. Des slogans syndicaux ont même été scandés dans le Imax.

Nous avons profité de l’événement pour être en contact personnalisé avec les Membres qui travaillaient sur place lors de l’événement.

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  • Vieux-Port de Montréal : la mobilisation s’intensifie

    Source AFPC-Québec

    26 avril 2022

    Très tôt samedi dernier, des membres de l’équipe de négociation et de l’exécutif de la section locale AFPC-10333 étaient au Vieux-Port de Montréal afin d’y rencontrer leurs membres.

    Cette activité de solidarité fut une excellente occasion d’informer les membres au sujet des nombreux enjeux de la négociation collective en cours et de faire le point sur la relation difficile avec l’employeur, la Société du Vieux-Port de Montréal inc.  

    Fait intéressant, ce fut aussi l’occasion de rencontrer du personnel nouvellement embauché pour un premier contact avec leur syndicat. Plus d’une quarantaine de personnes salariées ont pu échanger sur leurs conditions de travail, les enjeux de l’actuelle ronde de négociations et la nécessité de continuer la mobilisation.

    D’autres activités de mobilisation

    La prochaine rencontre de médiation prévue aura lieu le 4 mai 2022. D’ici là, d’autres activités de mobilisation sont envisagées afin de mettre la pression sur l’employeur.

    Depuis dimanche, plus d’une quinzaine de membres portent des sarraus affichant des slogans syndicaux. Cette initiative s’ajoute à une série d’activités de mobilisation, telles que l’abandon de l’uniforme, le port de vêtements de sport, l’ajout de slogans syndicaux aux cocardes et la multiplication des rencontres avec les membres. Nous anticipons une hausse des demandes de la part d’autres membres pour ce type d’actions.

  • Vers une protection renforcée des droits des travailleurs : Dépôt d’un projet de loi anti-briseurs de grève à Ottawa avec des pénalités dissuasives

    Aujourd’hui, une étape cruciale a été franchie en faveur de la protection des droits des travailleurs au Canada. Un projet de loi anti-briseurs de grève, accompagné de pénalités dissuasives, a été déposé à Ottawa. Cette législation vise à renforcer les conditions de travail équitables et à préserver le droit de grève. Cette initiative a été saluée par de nombreux syndicats et organisations, qui y voient une avancée majeure pour la défense des droits des travailleurs.


    La nouvelle loi anti-briseurs de grève déposée à Ottawa aujourd’hui comprend des pénalités dissuasives pour les employeurs qui enfreignent les dispositions relatives aux briseurs de grève. Ces pénalités sont conçues pour rendre les pratiques de remplacement de grévistes moins attrayantes et pour dissuader les employeurs de contourner les droits des travailleurs.

    En vertu de cette législation, les employeurs qui embauchent des briseurs de grève seront passibles de sanctions financières considérables. Ces pénalités visent à compenser les pertes subies par les travailleurs en grève, mais également à décourager les employeurs de recourir à de telles pratiques. En imposant des amendes substantielles, la loi cherche à établir un climat dissuasif afin de préserver l’intégrité du droit de grève et d’encourager les employeurs à trouver des solutions négociées avec les travailleurs.

    Les partisans de la loi considèrent que ces pénalités dissuasives renforceront l’efficacité du droit de grève et favoriseront un équilibre de pouvoir plus équitable entre les employeurs et les travailleurs. En introduisant des conséquences financières significatives pour les entreprises qui embauchent des briseurs de grève, la loi vise à protéger les droits des travailleurs et à encourager les employeurs à négocier de bonne foi.


    Le dépôt du projet de loi anti-briseurs de grève accompagné de pénalités dissuasives à Ottawa marque une avancée majeure dans la protection des droits des travailleurs au Canada. Cette législation renforcera les conditions de travail équitables et préservera le droit de grève en imposant des conséquences financières dissuasives aux employeurs qui enfreignent les dispositions relatives aux briseurs de grève. Les partisans de la loi voient en cette initiative une garantie de l’intégrité du droit de grève et une incitation pour les employeurs à trouver des solutions négociées avec les travailleurs. Cette mesure favorisera ainsi l’établissement d’un climat de travail plus équitable et renforcera la protection des droits des travailleurs.

  • Un ultime effort pour se faire respecter.

    Après plus d’un an et demi de négociations et un processus de médiation qui achoppe, les membres du Syndicat des employés et employées du Vieux-Port de Montréal (SEVPM-AFPC 10333) en ont assez et considèrent maintenant le vote de grève.

    L’employeur, qui se plaint de ne pouvoir ni attirer ni retenir une main d’œuvre stable, doit maintenant faire appel à une sous-traitance inefficace. Pourtant, il continue d’offrir des conditions de travail et des offres salariales irrespectueuses et non conciliantes. 

    Sa dernière offre salariale remonte à janvier, moment où il a eu l’audace de proposer 0 % d’augmentation la première année et un très maigre 1,25 % la deuxième année. Une offre globale sur cinq ans de 1 %, c’est tout simplement honteux. Considérant l’inflation galopante, cette offre serait un recul marqué et irrecevable pour les travailleurs et travailleuses. 

    Une étude comparative réalisée en 2017 notait déjà des écarts de 35,1 % par rapport à d’autres organisations à vocation similaire. Cet écart ne cesse de se creuser – une situation inacceptable venant d’une société d’État fédérale.

    « Dans toute ma carrière syndicale, j’ai rarement vu un employeur aussi désintéressé », déplore Yvon Barrière, vice-président exécutif régional de l’AFPC-Québec. Il semble n’avoir aucun égard pour son personnel et sa vocation. »

    Les négociations avec cet employeur ont toujours été lourdes et difficiles. Rappelons-nous le lock-out de cinq semaines en 2003, ainsi que la grève de plus de six mois en 2016. Ultimement, le personnel du Vieux-Port de Montréal n’aura d’autre choix que l’arrêt de travail pour se faire entendre par son employeur insolent.